VILCHES Oceane, Université de Bourgogne - IREDU

Titre : Les situations de vulnérabilité : l’exemple de la Garantie jeunes

Mots clés : Garantie Jeunes ; méthode longitudinale qualitative ; vulnérabilité ; sorties positives

Résumé : Dans un contexte où les jeunes de moins de vingt-six ans sont les principaux touchés par le chômage et particulièrement les moins qualifiés d’entre eux, l’intérêt porté à cette catégorie de la population apparait comme primordial. Depuis 2013, le dispositif Garantie jeunes (GJ) a été généralisé sur l’ensemble du territoire afin de proposer un accompagnement vers l’emploi  aux jeunes en situation de grande vulnérabilité (Farvaque et al., 2016). Notre recherche se déroule au sein d’une mission locale située dans le département de la Nièvre, territoire considéré comme fragilisé. En effet, depuis le rapport Schwartz (1981), les missions locales sont devenues des acteurs incontournables pour l’insertion des jeunes. Dans le cadre de ce colloque, nous proposons de nous intéresser aux effets de la GJ sur la situation initiale des jeunes et plus particulièrement sur leur vulnérabilité. Le concept de vulnérabilité sera défini autour de trois dimensions : financière, familiale et sociale (Farvaque et al., 2016). Pour ce faire, nous avons opté pour une méthode longitudinale qualitative auprès de vingt-trois jeunes bénéficiaires. Ainsi, les données mobilisées seront l’ensemble des entretiens réalisés à trois reprises ainsi que les dossiers d’entrée des jeunes. Nous porterons notre attention sur des éléments tels que le vécu du dispositif et les difficultés rencontrées lors de l’accompagnement. Ces entretiens seront analysés à l’aide de logiciels statistiques tels que Nvivo et Iramuteq.  Plusieurs résultats sont attendus. D’abord, nous proposons d’identifier les déterminants de la vulnérabilité puis d’observer la façon dont certaines formes de vulnérabilités peuvent se cumuler entre elles. Nos constats permettront d’élaborer une classification entre les jeunes. Ensuite, nous porterons davantage notre attention sur les effets de la GJ en termes de sortie positive c’est-à-dire d’accès à une formation ou à un emploi. Nos résultats seront divers mais se tourneront principalement vers la notion de « parcours empêchés »[1](Loison-Leruste et al., 2016).  

[1] Notion qui désigne les jeunes dont la situation sociale et professionnelle n’évolue pas en raison de freins à l’emploi tels que la mobilité, les difficultés financières et la santé.

Bibliographie indicative :

Farvaque, N., Kramme, C., Tuchszirer, C., 2016, La Garantie jeunes dans les missions locales : la mise en œuvre d'une nouvelle approche de l'accompagnement, Connaissance de l'emploi, Centre d'études de l'emploi et du travail (Noisy-le-Grand). 

Loison-Leruste, M., Couronnée, J., Sarfati, F., 2016, La Garantie jeunes en action. Usages du dispositif et parcours de jeunes, Rapport de recherche n°101, Conservatoire national des arts et métiers - CNAM, Centre d'études de l'emploi et du travail - CEET, 133 p. 

Schwartz, B., 1981, L'insertion professionnelle et sociale des jeunes, Rapport au Premier ministre, Paris, La Documentation française, 146 p.